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mboua-massock21Mboua Massock veut un scrutin à deux tours

Le candidat déclaré à la présidence de la République a par ailleurs présenté au cours d’une rencontre les grands axes qui vont constituer son cheval de sa bataille.

L’évènement n’a pas attiré grand monde. Les populations du carrefour Nkongmondo à Douala n’ont pas répondu massivement à la commémoration du cinquantenaire de l’assassinat du “leader nationaliste camerounais” Ruben Um Nyobè. A en croire le nationaliste, “Um Nyobè était fils du quartier parce qu’il y a habité. Aussi parce que ce quartier a accueilli le siège de l’Union des populations du Cameroun (Upc)”. Il est donc important pour ce dernier de terminer la révolution qu’avait commencé le secrétaire général de l’Upc avant son assassinat survenu le 13 septembre 1948. Aussi de tourner la page de gouvernance d’un pays par un autre pays.

Pour cet évènement capital pour la Nouvelle dynamique Nationaliste Africaine, (Nodyma), parti de Mboua Massok, il avait à ses cotés Makani Sergio Bonat, le président national du Rassemblement pour l’union (Rpu) un nouveau parti qui vient de se rallier à la Nodyma. Le but recherché étant de “faire bloc au parti au pouvoir. Aller aux élections en rangs dispersés c’est aller tout droit vers l’échec. C’est même travailler pour que le Rdpc revienne au pouvoir. Nous devons impérativement nous réunir pour mener la lutte ensemble”, déclare le président du Rpu. Toutefois, pendant son allocution, le “combattant” Mboua Massok a mis un accent particulier sur les élections et surtout, il a présenté son plan d’action pour les élections à venir.
“Si je suis élu président de la République comme ce sera le cas, parce que vous m’aurez choisi, j’entends mener une bataille à mort pour sortir ce pays de sa gouvernance par un autre pays”, déclare le “futur président de la République du Cameroun”. Seulement, pour y parvenir, le candidat entend lutter contre des obstacles au rang desquels, le Bataillon d’intervention rapide (Bir) qui pour lui est une armée formée beaucoup plus pour tirer sur les Camerounais.

“Je vais créer une armée républicaine qui aura pour principale mission de veiller sur les hommes et sur le territoire”, annonce t-il. Pour lui, après 50 ans, le pays doit être gouverné par un patriote. Et les jeunes doivent être prêts à accepter l’humiliation, la torture, la prison et la mort. “Ce sont ces jeunes dont j’aurais besoin. Des jeunes qui sont prêts à mourir pour leur pays”, poursuit fermement le combattant.
Mboua Massok entend aussi mettre sur pied un système électoral différent d’Elecam qui sera clair et transparent. Il demande par ailleurs la mise sur pied des exigences pré électorales. “Il faut un scrutin à 2 tours; au moins 10 millions de personnes doivent s’inscrire sur les listes afin de barrer la voie à la fraude électorale; il faut remmener l’âge de vote à l’age majeure, c’est-à-dire 18 ans; il faut fixer un âge au delà duquel on ne peut plus être candidat et cet âge doit être fixé à 70 ans”, énumère le candidat qui promet aux citoyens un Etat au service exclusif du peuple.

Blaise Djouokep (Stagiaire). Mutations

 
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Biya_PaulNous publions intégralement l’éditorial de Yannick Urrien, journaliste au magazine mensuel «La Baule+» qui dans son édition de septembre 2009 condamne les allégations des médias français sur le séjour à La Baule du chef de l’Etat.

Certains s’étonnent encore de voir la profession de journaliste dévalorisée au point qu’un sondage récent indiquait que les Français plaçaient les journalistes et les prostituées à un même niveau de considération… C’est tout dire ! Les Baulois et les commerçants de la Baule viennent de vivre un bel exemple de manipulation médiatique. A l’échelle d’une ville, on a pu vérifier que la présentation médiatique d’un événement n’avait rien à voir avec la réalité. Cet événement, c’est le séjour privé de Paul Biya, président du Cameroun, en France. Quelle est la réalité ? Un chef d’Etat ami de la France décide de passer trois semaines de repos à la Baule. Comme tout chef d’Etat, il doit continuer de gérer les affaires de son pays et il se déplace avec une petite partie de son Cabinet. Le président Biya est à l’hôtel Royal tandis que ses collaborateurs occupent des simples chambres à l’Hermitage Barrière… et qui ne donnent même pas sur la mer. En se promenant dans la rue, les Baulois ont pu croiser des membres du Cabinet présidentiel, tous habillés impeccablement en costume-cravate, maniant une langue française à faire pâlir un Français de souche et d’une courtoisie remarquable. Un Cabinet présidentiel qui offre une belle image du Cameroun et de son président. Evidemment, on remarque tout de suite que le Cameroun n’est pas Doubaï et le style est plutôt à la modestie. Du reste, les commerçants baulois commencent à comprendre que le niveau de vie au Cameroun n’est pas le même qu’en France et le chiffre d’affaires est à des années lumières de celui qu’aurait pu laisser une délégation d’une puissance pétrolière arabe. Tout le monde a pu constater dans la ville que le séjour n’avait rien de « bling bling ». Evidemment, il s’agit d’un séjour de chef d’Etat, qui bénéficie de tous les égards dus à son rang, mais l’image perçue par les habitants de la Baule n’est pas celle de la dépense ou de l’excentricité. Tous les Baulois partagent ce constat et ceux qui ont approché le couple présidentiel soulignent qu’ils sont d’une grande simplicité et convivialité. Un agent immobilier nous a même confié : « J’ai croisé Mme Biya, elle est vraiment très agréable… » Cette photographie est celle de la réalité.

En face, il y a la désinformation médiatique qui tenterait de faire croire au reste du monde que ces vacances seraient celles d’une bande de rock stars milliardaires qui claquerait des billets de 500 euros dans les boutiques, les restaurants et au casino ! On peut se demander si les journalistes qui écrivent cela ont mis les pieds une seule fois à la Baule pour interroger les commerçants ! Un journaliste en manque de publicité a même été afficher le chiffre de 42 000 euros par jour, repris d’une seule traite par ses collègues, chiffre qui a ensuite fait le tour du monde… Lorsque l’on connaît les prix des chambres et des remises commerciales de groupe qui peuvent être consenties par les établissements Lucien Barrière pour fidéliser davantage sa clientèle tout le monde sait qu’une telle somme est inatteignable. Quant aux dépenses somptuaires au casino, qui n’intéresse absolument pas cette délégation, et dans les boutiques de luxe, les commerçants eux-mêmes sont étonnés : «Nous aurions bien aimé que cela soit le cas, mais hélas ce n’est pas vrai…»

La réalité est la suivante : un président de la République d’un pays francophone et ami de la France nous a fait l’honneur de choisir la Baule pour venir se reposer trois semaines. Le groupe Lucien Barrière a accueilli cet hôte dans des conditions dignes de son rang mais rien, vraiment rien, n’a pu conduire les Baulois ou les clients des hôtels du groupe qui ont côtoyé la délégation camerounaise à se montrer surpris ou choqués par le comportement de nos amis camerounais. Du reste, les commentaires sont plutôt à l’opposé que ce que l’on a pu lire dans les médias… Le séjour de la délégation du président Biya ferait bien pale figure si l’on devait le comparer avec le déplacement d’un émir avec sa garde rapprochée, ou celui d’une rock star international… Mentir à ses lecteurs ou ses auditeurs pour servir des intérêts politiques et malveillants ne sert pas la profession de journaliste. A l’échelon d’une ville entière, la population vient à nouveau de vérifier que le comportement de certains journalistes ne fait pas honneur à la presse française.

Cameroun Tribune

 
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hotelLa presse de l’hexagone s’insurge contre les extravagances du chef de l’Etat et sa suite au moment où notre pays vient de bénéficier d’une aide de la France.

La nouvelle des vacances du couple présidentiel camerounais fait en ce moment l’objet de choux gras dans la presse française. Le président de la République qui a quitté le Cameroun le samedi 15 août dernier “pour un court séjour privé en Europe” comme l’indiquait le communiqué rendu public à cet effet par M. Martin Belinga Eboutou, le directeur du Cabinet civil, a pris selon nos confrères du journal français Ouest-France, le chemin de La Baule. Cette ville réputée pour avoir abriter en 1990, le fameux sommet France-Afrique au cours duquel l’ancien président français François Mitterrand invitait les dirigeants du continent noir à s’ouvrir à la démocratisation, en même temps qu’il annonçait que l’aide de son pays aux Etats africains irait désormais de paire avec les avancées démocratiques enregistrées par ces Etats.

Mais à en croire nos confrères français de Ouest France, de France Inter et Radio Fidélité Nantes, la présence du chef de l’Etat, de son épouse et d’une suite de près de 50 personnes n’a rien à voir avec une quelconque réflexion, et semble même se situer aux antipodes du discours de François Mitterrand. Les trois confrères cités plus haut indiquent notamment qu’ “Après les biens mal acquis, voici les vacances à tout prix… Le président du Cameroun se repose dans un palace de La Baule. Paul Biya et sa suite : soit 43 chambres occupées pour un montant journalier de 42 000 euros (soit plus de 27 millions de francs Cfa payés par jour uniquement pour l’hébergement ndlr)…” Auxquels il faut ajouter les autres frais liés à “la restauration, les séances de thalasso, casinos et séances de shopping” et les frais de mission des nombreuses personnes qui accompagnent le couple présidentiel ce qui alourdit forcément la facture. Pour cela, nos confrères indiquent que le chef de l’Etat camerounais fait “mieux que … Sarkozy, Bush et Obama réunis…”
Sur la présentation qui est faite des deux établissements hôteliers qui accueillent la délégation camerounaise, France Inter et Radio Fidélité Nantes indiquent que “L’Hermitage, un cinq étoiles en bord de mer avec ses colombages normands et le Royal, juste quatre étoiles, mais une thalassothérapie à vous déstresser n’importe quel chef d’Etat surmené”.

Ppte
Ouest France qui titre à sa Une de vendredi dernier “Le président camerounais à La Baule : des dépenses de plusieurs millions” et qui annonce par ailleurs que le retour du chef de l’Etat au Cameroun aura lieu “au début du mois de septembre”, s’insurge notamment de ce que “Paul Biya et son épouse prennent du bon temps à La Baule” au moment où “La France vient de réitérer son aide au Cameroun en confirmant le versement de 537 millions d’euros (plus de 350 milliards de francs Cfa ndlr) sur cinq ans pour le désendettement et le développement du pays “. Nos confrères indiquent par ailleurs que le séjour du couple présidentiel n’est pas fait que de détente et de séance de thalassothérapie. En témoigne, cette cérémonie de vendredi dernier au cours de laquelle Yves Métaireau, le maire Ump de la ville a remis au chef de l’Etat “la médaille de la ville “. ” C’est un ami que nous recevons “, précise la mairie, qui s’est gardée de tout commentaire sur les droits de l’homme et la politique camerounaise , précise Ouest France qui poursuit par ailleurs que ” pendant la réception donnée à son honneur, Paul Biya s’est dit satisfait de son voyage ” et de reprendre une déclaration du chef de l’Etat au cours de cette cérémonie “C’est la troisième fois que nous venons à La Baule. Nous y sommes très attachés et c’est sûr nous reviendrons.”

Le passage du numéro un camerounais à la mairie de La Baule est racontée d’une autre manière par France Inter Devant quelques journalistes de la presse locale, Paul Biya a assuré : “Votre ville est très confortable. Je reviendrai sans doute.” Et nos confrères d’indiquer “Pourquoi Paul Biya aurait-il hésité?” Il a reçu le meilleur accueil des autorités locales. A commencer par le maire Ump de La Baule … qui a décoré en personne son présidentiel touriste de la médaille d’honneur de la ville en tant que “nouveau résident secondaire”.
Un passage de Camerounais à La Baule savamment apprécié par “le maire, comme tous du coin” qui “apprécient ces généreux touristes qui ne lésinent pas à la dépense”. Ce qui, de l’avis de nos confrères, n’est “pas négligeable en temps de crise… ”

Jean Francis Belibi. Mutations

 
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