Esso Essomba

Nfie Yop, « lumière du firmament », illumine encore les mélomanes des années héroïques de la chanson camerounaise. Esso Essomba parle de la vie, de l’amour mais aussi, de la détresse et de la vanité.

Avec Mun’a Iyo, visiblement influencé par son mentor de l’époque, Ekambi Brillant, qui a arrangé, dirigé et réalisé les albums à succès, le fils du pays Beti chante en duala et exécute un makossa aseptisé de ce que l’on rencontre aujourd’hui. A part cela, Esso Essomba est essentiellement bikutsi dans toutes ses formes, avec une voie juste qui fait regretter le ces années 80 de gloire de la musique camerounaise. Nye Ane A Mbe évoque (limite au bas de la porte) ne s’éloigne pas de Bideng Bideng, qui évoque le vagabondage ou encore Benga Dzo qui veut s’attaquer aux ragots. Il y a aussi, dans cet album, en position 8, Evouvoue, la paix ou encore en 7, Obog Oyili, le temps de l’entente.
Le 9 février prochain, Esso Essomba jouera en life, ces titres qui charment encore les mélomanes camerounais, malgré l’environnement pollué par les musiques dites urbaines, souvent venues des deux Congo ou de Côte- d’Ivoire. Le retour d’Esso Essomba par cette compilation nous permet aussi de revisiter avec nostalgie, ce patrimoine musical national. Les textes d’Esso Essomba s’alignent sur les concepts poétiques de Donny Elwood, Ottou Marcellin, Claude Ndam, dans leur caractère intellectuel, élitiste et non moins moralisateurs et subversif.

Ces musiques originellement arrangées, dirigées et réalisées par Ekambi Brillant pour le compte de Jengu production, avec des musiciens comme Jacob Desvarieux, Ebeny Donald Wesley, Ambassa Moustik, Jean-Claude Naimro, Douglas Mbida, pour ne citer que les plus connus au Cameroun ont été remastérisées au studio After Hours de Bochum en Allemagne et produites par Yves François Messi pour le groupe Impérial. Cette remise sur le marché veut s’attacher au passé, à ce temps qui a illuminé, par le Nfie Yop, l’un des titres les plus connus de l’ancien Président du conseil d’administration de la Socinada, l’univers musical camerounais par ces wp-content/uploads des balafong (premier album, Bindeng Bindeng ) et du tableau de Jean-Marie Ahanda, référence de la peinture au Cameroun, illustrant Nyé Ane A Mbe. En attendant la nouvelle création de Esso Essomba, on revisite avec bonheur ces chanson qui datent d’il y a une vingtaine d’année. L’artiste est immortel, son œuvre aussi.

Anne Marie Nzié

La Maman de la musique camerounaise

A l’âge où la plupart des femmes se glissent dans un repos bien mérité en regardant grandir leurs petits-enfants, Anne-Marie Nzié groove et chaloupe avec un enthousiasme communicatif. Sa voix coule et rebondit de rumba en bikutsi, qu’elle chante aussi bien en douala qu’en éwondo ou en ngumba saupoudrés d’un peu de français ou d’anglais.

Longtemps, Anne Marie Nzié a été une célébrité dans son pays (on la surnomme la « Maman » de la musique camerounaise) puis elle est peu à peu tombée en désuétude avant d’atteindre une sorte d’oubli. Mais en 1996 un animateur de radio, René Ayina, réussit à lui faire donner une série de concerts. Là, contre toute attente des médias, un public enthousiaste la retrouve. Du coup, l’année suivante le Centre Culturel Français de Yaoundé fête dignement ses 40 ans de carrière.

En 1998, le festival d’Angoulême la programme et dans la foulée, Anne-Marie réalise son premier disque en France. Et l’Occident découvre avec plaisir cette nature qui ne mâche pas ses mots (interrogée sur son nouveau succès dans une émission de la Télévision camerounaise, elle n’a pas hésité à fustiger les producteurs africains et le ministère de la Culture). Si elle réagit ainsi, ce n’est pas parce qu’elle n’a rien à perdre, mais parce qu’elle connaît la valeur des choses.

A douze ans, une blessure infectée la cloue sur un lit d’hôpital pendant plusieurs années.Elle en profite pour apprendre à jouer de la guitare dans le style hawaïen et fait le serment de devenir chanteuse si elle s’en sort. En 1954, elle enregistre son premier disque pour un label congolo-belge. Sa voix superbe et sa personnalité hors norme lui confèrent très rapidement la célébrité. De concerts prestigieux en passages radios elle devient une gloire nationale (participation au festival Panafricain d’Alger en 1969, au Festac de Lagos en 1977…). Pourtant, peu à peu son étoile pâlit et elle s’enfonce dans une semi-retraite. En 1984, elle connaît un éphémère regain de succès avec la sortie de son album « Liberté ». Mais il faudra attendre la 2ème moitié des années 90 pour que la reine du Bi-kutsi revienne sur le devant de la scène avec un éclat particulier puisqu’à 67 ans passés, elle s’apprête à entamer une carrière internationale. Avec dans les yeux et dans la voix l’espièglerie d’une petite fille qui joue un bon tour au temps qui passe.

Magali Bergès

Source

 

Daouda

Je vous propose dans cette page quelques succès africains que j’aime beaucoup et qui j’espère vous plairont. La qualité n’est pas toujours top.

Né: à Abidjan, Côte d’Ivoire de parents Burkinabè, comme Daouda Tou Koné

 Daouda fut très connu en Afrique francophone pendant les années 80. Sa musique est un mélange des mélodies mandingue avec des rythmes du makossa et du soukous. Il est souvent aidé par des musiciens camerounais ou congolais (du moins sur une partie de ses albums). Ses paroles en français, traitant les réalités de la vie quotidienne africaine, sont pleins d’humour.

Daouda Koné travailla comme jeune technicien de télévision à Abidjan. En amateur, il chanta et joua la guitare, et en jouant au studio il a été répéré pratiquement par hasard. Peu après, il était à la télévision et un contrat pour un premier disque fut signé. Ce premier single, « Les Gbakas D’Abidjan » sort et fut un succès immédiat en 1976. Daouda décida de se consacrer entièrement à la musique, mais il lui a fallu plusieurs albums avant de percer avec l’album « Le Sentimental ’83 », un ré-enregistrement du tout premier album, « Mon Coeur Balance », cette fois-ci avec Souzy Kasseya à la guitare, Alhadji Toure à la basse, Jimmy et Fredo (parmi les cuivres les plus chauds de l’Afrique) et arrangeur Jimmy Hyacinthe. Cet album fut un énorme succès dans le monde francophone et a été réédité au Royaume-Uni en 1985 par Stern’s. En 1984, il enregistra « La Femme de Mon Patron » avec le concours de plusieurs musiciens camerounais, ce qui a donné à l’album un feeling plutôt makossa. Vers la fin des années 80, la popularité de Daouda diminue. En 1995, il s’installe aux Etats Unis, où la suite de sa carrière musicale s’avère difficile. Tout de même, en 2007, Daouda enregistre un nouvel album avec le producteur Jean-Aristide Dico.

Abakuya

Un voyage rythmique redoutable.

Abakuya, la nouvelle mouvance tradi-urbaine venue du Cameroun… Les compositions d’Abakuya vont du conte, des musiques traditionnelles et des compositions puisés dans un folklore Fang, Beti, Bulu, Ntumu Mbidambani… Cette fusion parfois mi transe mi rock amène l’auditeur dans un voyage à travers le monde. Ce son si enchantant est issu d’une fusion d’instruments traditionnels, modernes, et improvisés ou acoustiques ; la basse, le violon, la voix, parfois une batterie, des percussions, le mvet, le ngomo, et d’autres encore… Lire la suite »

Les Chorales de l’EPC

Laissez vous bercer par ces chorales de l’EPC

Ronz

Les Colombes

Goespel Singers de Messa II

Spirit Songs Meyomessala

Sur les Ailes de la Foi: Cantiques chantés

Voix de l’Esprit/ ECHO Du Ciel

L’église presbytérienne Camerounaise

Je souhaite ici vous présenter l’église dans laquelle je suis née, ai été baptisée et ai grandit.

Il y a plus de 150 ans, la Mission Presbytérienne Américaine s’engageait à l’évangélisation des peuples du Cameroun ; En 1869, naissait une Paroisse à Batanga par Kribi (probablement la premières dans le pays). D’autres missions chrétiennes feront leur entrée au Cameroun parmi lesquelles la Mission de Bâle (allemande) dont la MPA héritera d’une partie du champ de la mission après la première guerre mondiale, suite à la défaite de l’Allemagne dont le Cameroun depuis 1884 était sous protectorat (grâce aux Accords Germano-Douala), et après entérinement des occupations franco-britannique en 1922 par la Société des Nations (S.D.N). Lire la suite »

Le Peuple Béti

Depuis l’époque coloniale, plusieurs observateurs étrangers ou africains ont produit plusieurs œuvres sur le peuple Beti ou Pahouin en général, dont sont tirés les caractéristiques de la société Beti ici résumées.

Le peuple Beti se retrouve aujourd’hui en Afrique centrale : Cameroun,  Congo,  Gabon,  Guinée-équatoriale et même en République de Sao Tomé. Les observateurs et autres chercheurs désignent souvent les Beti par différentes appellations : Pahouins, Beti, Fang-Beti-Bulu. Cependant, Beti est le nom le plus couramment utilisé par les membres du groupe eux-mêmes, du côté du Cameroun notamment et principalement dans le centre (Yaoundé et ses environs) et Sud ( Sangmélima, Ebolowa). Lire la suite »