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bank-mondialOctroyé par la Banque mondiale, cet argent va servir au développement des zones rurales et à appuyer la décentralisation.

Hier, 16 septembre 2009 dans la salle des Actes du ministère de l’Economie, la Banque mondiale, représentée par sa Directrice des Operations pour les pays de la Cemac, Mary Barton-Dock, et le gouvernement camerounais représenté par le Ministre de l’Economie, Louis Paul Motazé, ont procédé à la signature de deux accords de financement d’un montant total de 100 millions de dollars (soit 50 milliards de Fcfa). Selon le communiqué de la Banque mondiale parvenu hier soir à la rédactiuon de Mutations, “les deux accords de financement signés aujourd’hui concernent des projets approuvés par le Conseil d’Administration de la Banque le 18 juin 2009 et s’inscrivent dans les secteurs de l’agriculture et du développement rural”.

A en croire le communiqué sus mentionné, “le premier projet (deuxième phase du Projet d’Appui au Programme National de Développement Participatif (Pndp)), d’un montant d’environ 20 milliards de Fcfa, se situe dans le prolongement de la première phase et a pour objet d’améliorer la fourniture de services sociaux de base aux populations en milieu rural (santé, éducation, eau et assainissement, infrastructures de transport) et d’accompagner l’extension du processus de décentralisation en cours, à toutes les régions”. Le second projet (Projet d’Amélioration de la Compétitivité agricole au Cameroun (Paca)), d’un montant d’environ 30 milliards de Fcfa, vise à améliorer la compétitivité des organisations de producteurs sur les filières ciblées à haut potentiel pour les marchés domestique, régional et d’exportation.

La signature de ces conventions, selon la directrice des Opérations de la Bm pour les pays de la Cemac, est “la consécration de [beaucoup] d’efforts, et témoigne de notre volonté commune de cheminer ensemble dans ce chantier exaltant du développement du secteur agricole et rural. Elle nous donne l’espoir et prouve, s’il en était encore besoin, toute la disponibilité de la Banque mondiale à poursuivre sa coopération avec votre pays, dans l’intérêt bien compris de ses populations”. Avec la signature de ces deux accords, la Banque mondiale dispose désormais au Cameroun d’un portefeuille de vingt projets pour un engagement total de 659 millions de dollars (environ 362 milliards de Fcfa). Les projets couvrent les secteurs suivants : l’éducation, le développement social, le transport, le développement du secteur privé et la finance, l’environnement, l’agriculture et le développement rural, l’énergie et les mines , la Santé, la nutrition et la population , et le développement urbain.

B. R. M. Mutations

 
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maisUne convention entre le MINADER et deux opérateurs économiques a été signée vendredi dernier afin d’améliorer la production du maïs au Cameroun.

Malgré une augmentation de la production de 1500000 (un million cinq cent mille) tonnes, ces trois dernières années, la filière maïs du Cameroun n’arrive pas encore à satisfaire les besoins nationaux et ceux de la sous-région. Afin de combler le déficit, le MINADER (ministère de l’agriculture et du développement rural) a amorcé plusieurs initiatives de développement général et local de cette filière. D’où l’importance de la convention de partenariat signée vendredi dernier à Yaoundé, entre le MINADER représenté par le vice Premier ministre, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Jean Kueté, et deux opérateurs économiques, à savoir, le GIC KAWTAL NDEMRI (représenté par son secrétaire général, Amadou Abbo) et la société camerounaise GREENLAND, (que représentait sa présidente, Pascaline Tchale). Cette collaboration consiste entre autres pour le MINADER à mettre à la disposition de ces deux structures, 3000 hectares de terrain pour chacune, pour une durée de cinq ans renouvelables avec possibilité d’extension, et de leur apporter un soutien et un encadrement technique et matériel.

Pour le vice Premier ministre, Jean Nkueté, « l’implication des opérateurs économiques nationaux est un enjeu essentiel pour aider le MINADER à relever le défi de la filière maïs. En effet, le développement de l’agriculture en général, et de la filière maïs en particulier est un impératif majeur, de part son importance dans l’alimentation de la population ». La mise en place de ces deux projets permettra au Cameroun d’augmenter de l’ordre de 40,000 tonnes par an, la production du maïs dans un délai très court (trois mois à peine). En outre, ce partenariat aura des retombées positives sur le plan socio-économique, notamment le renforcement de la sécurité alimentaire, la lutte contre la pauvreté et le chômage avec la création des emplois, et même la protection de l’environnement à travers une utilisation contrôlée des pesticides.

Emmanuel ETOUKE EBOUELE. Cameroun Tribune

 
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nerica« NERICA » (Nouveau riz pour l’Afrique),vedette de l’atelier de restitution des résultats de la 1ere année de ce projet visant à mettre au point des variétés plus performantes.

Actuellement estimée à 85000 tonnes par an, la production rizicole du Cameroun ne comble pas la demande nationale des importations annuelles qui sont évaluées à 600000 tonnes. Ce qui rend le pays fortement dépendant du marché international pour l’importation du riz. D’où l’importance du projet « NERICA » (Nouveau riz pour l’Afrique), dont la réunion de restitution des résultats de la première année a été présidé hier, par le directeur général adjoint de l’IRAD (Institut de Recherches agricoles pour le développement), Aboubakar Njoya. C’était dans la salle des Actes de cet institut à Nkolbisson, en présence d’un important panel composé des scientifiques, et des producteurs de riz. Selon Aboubakar Njoya, le présent projet va promouvoir auprès des cultivateurs, des résultats de recherches sur des nouvelles variétés de riz NERICA, à haut rendement et plus tolérantes aux maladies, ainsi que les paquets technologiques complémentaires englobant la production, les activités post récolte et la transformation du riz. Il s’agit en fait de plusieurs variétés de riz dont les résultats ont été présentés. Parmi ces derniers, le « NERICA 60 » présente d’énormes potentialités, aux dires de Pascal Ngninbeyie, coordonnateur du projet riz IRAD. Tout d’abord, il arrive à maturité en 80 jours, ce qui facilite sa culture dans les zones arides. De plus, ce riz pluvial peut pousser sur la terre ferme, comme du maïs. Plus intéressant encore, les différents tests ont prouvé qu’il contient un peu plus de protéines que les autres types de riz, ce qui en fait une arme efficace contre la malnutrition. La qualité visuelle est aussi améliorée, car les grains sont longs et immaculés. Enfin, la rentabilité du NERICA 60 est énorme, soit huit tonnes à l’hectare. Au final, à travers toutes ces innovations, le projet a pour but d’améliorer la sécurité alimentaire et les revenus en milieu rural, et réduire la dépendance sur les importations de riz dans les pays de la CEMAC. Ceci par des actions novatrices qui promeuvent la production compétitive, et la commercialisation du riz local. Selon Afiavir Agboh Noameshie, coordonnatrice du projet NERICA, ledit projet est différent de ses prédécesseurs. En effet, il intervient dans toutes les étapes de la production du riz : l’élaboration et la production des semences, leur mise à la disposition des cultivateurs, et le suivi jusqu’à la récolte, tout ceci en étroite collaboration avec les cultivateurs.

Emmanuel ETOUKE EBOUELE. Cameroun Tribune

 

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